Traitement de gazon à Québec : pour une qualité de pelouse inégalée!

N’est-il pas vrai que la vue d’une belle pelouse est apaisante pour les yeux mais aussi pour l’esprit? Il est également agréable de s’y détendre, d’y jouer, d’y pique-niquer ou même d’y bronzer. Cependant, si la pelouse est belle et durable, il n’y a pas que l’esthétique qui entre en jeu. En effet, pour ceux qui pouvaient encore en douter, la présence d’une pelouse durable, entretenue comme il le faut, implique réellement des bienfaits sur le plan écologique.

Votre pelouse est un acteur qui agit en faveur de l’environnement

Beaucoup l’ont compris, la pollution est désormais partout et elle peut même toucher les milieux qui ne sont pas urbanisés. En exemple, beaucoup de structures ou de biens peuvent dégager du dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre, comme les usines ou encore les voitures alors que celui-ci contribue grandement au réchauffement climatique de notre planète.

Absorption de dioxyde de carbone et de dioxyde de soufre

Il ne nous faut pas oublier que la pelouse est une sorte de tapis végétal constituée par les graminées à gazon. Ainsi, elle a la faculté d’absorber du CO2 et de rejeter de l’oxygène (O2) sain par photosynthèse.

On estime ainsi l’absorption annuelle d’une tonne de CO2 et de centaines de kg d’anhydride sulfureux (SO2), désormais appelé dioxyde de souffre, par une pelouse d’une surface de 4 400 m². En effet, outre le gaz carbonique, la pelouse absorbe également l’anhydride sulfureux.

Par ces actions, elle produit de l’oxygène. À titre d’exemple, une pelouse de 60 rn² pourrait fournir la quantité nécessaire à une personne pour tout un jour tandis qu’on estime qu’une pelouse d’environ 230 m² pourrait fournir la quantité nécessaire à quatre personnes pour toute une année.

Fixation des poussières et des polluants

Avoir une belle pelouse bien entretenue permet aussi d’apporter une contribution quant à l’amélioration de la qualité de l’air. En effet, les brins d’herbe de celle-ci retiennent les poussières ainsi que les polluants que l’air contient.

Une herbe naturellement fraîche

Par effet de transpiration, la pelouse constitue un espace où il fait moins chaud. Ainsi, par périodes de fortes chaleurs, la température de la pelouse est inférieure à celle d’un dallage sombre et d’un sol nu, respectivement de 6°C et de 3°C.

Anti-érosion et anti-ruissellement

Posséder une pelouse permet de retenir l’eau de pluie et de ne pas la perdre par effet de ruissellement et sa présence permet également d’éviter une érosion du sol. Par ailleurs, grâce à la masse racinaire et aux microbes bénéfiques du sol, les éléments polluants que l’eau peut contenir sont filtrés, tandis que celle-ci s’infiltre dans les racines de l’herbe pour aller dans l’aquifère, et ne peuvent pas atteindre la nappe aquifère souterraine.

Capacité d’absorption du bruit

Un grand nombre de bruits peuvent être à la source de pollution sonore de nos jours. La pelouse, celle-ci étant une surface poreuse, a cette faculté d’absorber le bruit quand celui-ci entre en contact avec le gazon, faisant perdre une certaine énergie du son par le frottement qui se produit. Ainsi, la pelouse permet de diminuer le bruit ambiant.

Pas n’importe quelle pelouse!

Il faut savoir que ces bienfaits de la pelouse ne sont justifiés que chez des pelouses bien entretenues, qui sont en bonne santé et qui sont bien fournies. Ainsi, avec une pelouse envahie par les mauvaises herbes ou qui n’est pas dense ou encore ravagée par des insectes nuisibles ou des maladies, il n’est pas possible de jouir de tels bienfaits.

Mais comment avoir une pelouse de qualité inégalée? Et quand on parle de belle pelouse, s’agit-il indéniablement d’une pelouse où il n’y aurait pas la moindre imperfection et où le vert concurrencerait celui d’un terrain de golf?

Ne l’oublions pas, arriver à un tel résultat implique, entre autres, l’utilisation récurrente de produits chimiques et un arrosage abondant. Et pourtant, pour obtenir une pelouse durable, belle et permettant de jouir des bienfaits que nous venons d’énumérer, il existe certaines marches à suivre qui ne sont pas forcément néfastes du point de vue écologique.

Ces démarches seront traitées dans les questions suivantes mais nous vous annonçons déjà, pour commencer, que vous avez la possibilité d’implanter votre gazon au printemps (mi-mai ou quand le risque de gel au sol est à zéro – mi-juin) et à l’automne (mi-août – mi-septembre).

Que faut-il faire pour entretenir la pelouse au printemps?

Déchaumage ou nettoyage printanier

Le printemps succède à l’hiver, une saison qui a pu avoir quelques « retentissements » sur votre pelouse. Un déchaumage ou un nettoyage printanier, sur le sol asséché, permet de relever les grains d’herbe et d’ôter le gazon mort tout comme les feuilles mortes.

Permettant à la pelouse de reverdir ou une reprise plus vite, le déchaumage s’effectue à l’aide d’un râteau ou d’un balai à feuilles pour racler cette première. Il est à noter que le nettoyage printanier ne doit pas être réalisé sur un sol gelé ou détrempé de la même manière qu’il faut éviter de franchir la pelouse quand le sol est gelé ou enneigé.

Aération du sol

Pour avoir une pelouse en bonne santé, il est recommandé d’aérer le sol une fois par an en perçant sa couche supérieure même si on ne constate aucun symptôme de compaction du sol. Cette action est particulièrement recommandée quand le sol est compact, devenant par exemple imperméable à l’eau ou étant dur, et quand le feutre racinaire n’est plus à un niveau adéquat.

En effet, l’aération est essentielle en ce sens qu’elle permet à l’eau et aux éléments nutritifs de mieux pénétrer le sol et d’être absorbés et d’augmenter le niveau d’oxygène dans ce dernier. Également, en améliorant l’activité des micro-organismes du sol, l’aération permet à la matière organique et au feutre racinaire de mieux se décomposer.

Par ailleurs, il convient de souligner qu’un niveau de chaume (feutre racinaire) de plus de 15 mm favorise l’apparition des insectes et des mauvaises mais aussi des maladies. En outre, l’aération favorise également le développement des racines des graminées.

Pour procéder à l’aération, vous avez la possibilité d’utiliser un aérateur mécanique ou de faire appel à un professionnel. Lors de cette action, de petites carottes de terre sont extraites du sol légèrement humide.

Il est possible de laisser les carottes de terres sur le sol, en guise de terreautage, en les décomposant et en les répartissant uniformément sur la pelouse avec un râteau. Si on peut procéder à l’aération au printemps, il est également possible de s’y mettre en automne ou à la fin de l’été lors de la phase de croissance des racines et quand le sol n’est pas sec. En revanche, cette action est à éviter sur un sol gelé ou détrempé.

Terreautage

Nécessairement réalisé après l’aération du sol, le terreautage consiste à étendre directement sur la pelouse, ou même sur la semence, une fine couche de terreau, d’un cm ou moins. À cet effet, il possible d’utiliser de la terre à jardin, de la mousse de tourbe ou même du compost.

Pour effectuer un terreautage, le terreau est appliqué mécaniquement ou à l’aide d’une pelle avant de râteler la surface pour le faire descendre à la base des tiges des graminées. Dans l’idéal, il convient de les mélanger en tenant compte de votre type de sol.

Cependant, en cas d’utilisation du compost, il est essentiel de considérer les quantités nécessaires selon le calcul des besoins en matière de fertilisation. Il convient de noter qu’il s’agit d’une action essentielle pour entretenir votre pelouse.

En effet, le terreautage permet d’obtenir une meilleure qualité du sol, de façon progressive, mais aussi de reconstruire des zones de la pelouse qui sont détériorées. En outre, grâce au terreautage, la pelouse a une meilleure densité grâce au réensemencement qui va suivre tandis que la décomposition de la matière organique est stimulée.

Comme nous venons de le mentionner, un terreautage précède idéalement un réensemencement dans le cas ou la pelouse est dégarnie ou si elle a besoin d’être rénovée. C’est une action qu’il convient d’effectuer au printemps mais aussi en automne.

Réensemencement ou rénovation en plaque

La rénovation de la pelouse est justifiée en cas de dommages causés par les conditions climatiques (exemple l’hiver) mais aussi par l’invasion ou la présence simple d’insectes nuisibles, de petits mammifères ou encore de mauvaises herbes.

Cette action est très importante car l’absence d’une réparation favorisera notamment le développement des mauvaises herbes sur l’espace dégarnie, ce qui peut étouffer la pelouse ou conduire à d’autres problèmes. Par ailleurs, ainsi rendue plus dense, la pelouse résiste mieux aux mauvaises herbes et aux insectes nuisibles.

Deux solutions peuvent être envisagées pour rénover la pelouse dont un réensemencement, à réaliser au printemps et en été (mi-mai – mi-juin, mi-août – mi-septembre), ou l’utilisation de gazon en plaque, idéalement au printemps et eu automne.

En cas de réensemencement, la pelouse morte doit être retirée avant le travail du sol et l’ajout éventuel de bonne terre. Les semences, choisies selon les conditions du terrain, sont à appliquer à la surface du sol, avec un épandeur à main par exemple, et à recouvrer d’une fine couche de terre comme pour le terreautage.

Pour un bon contact entre les semences et le sol, il convient d’exercer une pression à l’aide du revers d’un râteau. En ce qui concerne l’arrosage, les dix premiers cm du sol doivent être humides et l’humidité de la zone réparée doit être maintenue les deux premières semaines ou les quinze premiers jours en arrosant quotidiennement.

S’il s’agit d’une rénovation d’une surface importante, la première tonte est à réaliser quand la hauteur du gazon aura atteint environ 10 cm. Pour les petites surfaces, le gazon peut être tondu après que la hauteur de la pelouse durable ait atteint 7,5 cm.

Pour une rénovation avec du gazon en plaque, la zone endommagée est découpée, de manière à ce que les plaques puissent facilement s’y ajuster et être au même niveau que la pelouse existante, avant que la pelouse morte et celle excédante ne soient retirées.

Après la pose des plaques, il convient d’utiliser le revers d’un râteau pour exercer une pression ou même piétiner la zone légèrement afin d’assurer l’adhésion entre les plaques et le sol. Comme pour le réensemencement, il convient de maintenir l’humidité de la zone durant les 15 premiers jours et même de l’arroser abondamment.

Quant à la tonte, elle est à réaliser sept jours après la pose s’il s’agit de surface importante et quand la hauteur de la pelouse durable a atteint 7,5 cm si la surface rénovée est moins considérable.

Et en dehors du printemps?

Comme nous l’avons vu auparavant, plusieurs actions sont à effectuer au printemps et certaines peuvent même être réalisées en dehors de cette saison comme l’aération (en automne ou à la fin de l’été), le terreautage (automne) ainsi que le réensemencement (été) et la rénovation en plaque (automne).

Par ailleurs, il convient de souligner qu’il est important d’entretenir la pelouse avant d’entrer en hiver, c’est-à-dire durant l’automne car cela lui permettra de mieux reverdir et lui assurera une meilleure reprise pour le printemps suivant.

C’est ainsi que nous avons auparavant souligné l’importance de la réparation des zones dégarnies ou endommagées et que nous avons noté que l’aération et le terreautage peuvent également réalisés à l’automne.

Également, il convient de conférer une hauteur adéquate à la pelouse, au mois d’octobre, pour prévenir les maladies ainsi que les dégâts par les mulots mais aussi pour réchauffer et assécher plus rapidement le sol au printemps. À cet effet, la hauteur de la dernière tonte doit être réglée à environ 5 cm.

En outre, parmi les actions à effectuer pour permettre à la pelouse de reverdir plus vite au printemps, on note également la fertilisation au cours de l’automne. Pour cette action en question, il est conseillé de recourir à des engrais automnaux, les pourcentages de chaque élément nutritif étant fonction des besoins de la pelouse.

Dans le cas d’une utilisation de protection hivernale pour la pelouse, celle-ci est à déposer aussi tard que possible et à ôter aussi tôt que possible pour permettre au terrain de respirer autant que possible.

Ainsi, pensez à l’enlever dès qu’il n’est plus question de grands froids et qu’il n’y a plus qu’une faible de quantité de neige, à l’ombre. Au moment de l’ôter, assurez-vous qu’il ne fasse pas trop chaud et que le temps est assez nuageux pour ne pas exposer la pelouse à un choc thermique

Comment tondre la pelouse?

Tondre la pelouse est aussi importante que les autres actions d’entretien. Pour une pelouse en bonne santé et résistant aux divers dommages, plusieurs règles sont à respecter dont notamment la hauteur à laquelle il convient de tondre la pelouse, celle-ci variant d’une saison à une autre.

D’emblée, il convent de souligner qu’une tonte trop courte risque d’endommager la pelouse. Au printemps, vous pouvez la tondre à environ 5 – 6 cm. À la fin du printemps mais aussi pendant l’été, la hauteur de la tonte doit être entre 8 et 10 cm.

Cependant, quand les périodes de sécheresse et de canicule se prolongent, il est préférable de ne pas tondre la pelouse car elle fait déjà l’objet d’un stress à cause des conditions climatiques tandis que sa croissance est au ralenti de manière provisoire.

À l’automne, la tonte est assez courte, à environ 5 cm, surtout qu’une herbe courte est plus à même de résister à la neige et séchera plus vite quand cette dernière aura fondu. Notons toutefois que si la pelouse a été rasée, elle sera vulnérable aux insectes, aux mauvaises herbes mais également à certaines maladies ainsi qu’aux dommages causés par le manque d’eau et le gel.

L’importance de tondre à une hauteur adéquate la pelouse

En tondant votre pelouse à la hauteur requise selon les périodes, vous permettez aux racines du gazon de se développer en profondeur tandis que celui-ci résiste mieux à la sécheresse et à la chaleur.

En outre, la tonte permet un maintien de l’humidité du sol ainsi que celui de la couleur verte de la pelouse et contribue à minimiser les problèmes d’organismes nuisibles. Par ailleurs, ces avantages sont d’autant plus renforcés par le fait de laisser les résidus de tonte sur la pelouse.

En effet, ceux-ci se décomposent et constituent un engrais naturel pour la pelouse tout en lui fournissant de la matière organique. Si cette pratique permet ainsi de renforcer la santé de la pelouse, elle peut également vous être avantageuse.

En effet, il vous faudra moins de temps pour tondre car vous n’aurez pas besoin d’enlever les résidus de la tonte mais également moins de temps pour entretenir la pelouse puisqu’elle nécessitera moins d’arrosage et de fertilisation et comportera moins de mauvaises herbes.

Comment arroser la pelouse?

Généralement, pour le Québec, 65 à 100% des besoins en eau de la pelouse durable sont couverts par les précipitations naturelles alors que la pelouse nécessite environ 2,5 cm d’eau par semaine, ce qui inclut les précipitations.

En cas d’absence de précipitations, vous avez la possibilité d’arroser votre pelouse en respectant les réglementations municipales. Pour obtenir ces 2,5 cm d’eau par semaine, il faut en moyenne un arrosage durant 2 à 3 heures sur un même endroit.

Ainsi, en cas d’arrosage, il ne faut pas oublier qu’un arrosage plus abondant, durant une période plus étendue et de fréquence moins importante est préférable à un arrosage trop fréquent. Une astuce simple, pour confirmer que le lieu a bénéficié de ces 2,5 cm d’eau, consiste à disposer plusieurs récipients identiques à différentes places. Vous pourrez être sûr qu’il est temps d’arrêter d’arroser quand l’eau dans les récipients est à 2,5 cm.

À quelle heure arroser la pelouse?

Au printemps, vous pouvez arroser votre pelouse entre 9 et 12h, en vérifiant que la température est au moins à 8°C. En été, préférez arroser entre 19 et 22h et surtout pas pendant les heures chaudes de l’après-midi.

Par ailleurs, il convient de noter qu’en cas de périodes de sécheresse et de canicule prolongées, le pâturin du Kentucky lutte contre le stress en entrant en dormance, adoptant une coloration jaune. Il n’est donc pas nécessaire de l’arroser encore plus car une fois les précipitations au rendez-vous, il redeviendra comme avant.

En automne, le temps est sec. Il est préférable d’arroser en 14 et 16h, en vérifiant que la température est au moins à 12°C.

Qu’en est-il de la fertilisation?

Fertiliser consiste à fournir à vos graminées les éléments nutritifs dont elles ont besoin pour qu’elles soient en bonne santé, vigoureuse et moins vulnérables aux organismes nuisibles. Ainsi, il est important de fertiliser la pelouse chaque année.

La fertilisation est à réaliser selon le cycle de croissance de la pelouse, les engrais étant appliqués par plusieurs tranches et à petites doses, ce qui permet de fournir les éléments nutritifs à la pelouse sans endommager l’environnement.

Si vous n’avez pas la certitude de procéder comme il faut, quant aux doses d’engrais utilisés et à la fréquence de la fertilisation, vous avez la possibilité de faire appel à un professionnel. Mais d’emblée, il faut noter que la première fertilisation d’entretien survient généralement à la suite de la troisième tonte après que le gazon ait été implanté.